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Étude

Le dernier café du village : deux communes sur trois n’en ont aucun, mais il ne disparaît plus

Combien de communes n’ont plus de café ? Personne ne l’avait compté. Nous l’avons fait pour chaque commune de France métropolitaine, année après année depuis 2010, à partir de l’historique des établissements du répertoire Sirene, puis regardé quels villages gardent ou retrouvent le leur.

Par Samuel Terroitin, cofondateur de Ville PépiteMis à jour le 12 min de lecture

Les résultats en un coup d’œil

Comment lire ces chiffres :

  1. Nous avons compté, commune par commune, les établissements ouverts dont l’activité déclarée est un café ou un bar, au 1er janvier de chaque année depuis 2010, à partir de l’historique de chaque établissement du répertoire Sirene de l’Insee 1 2.
  2. Nous l’avons fait pour les 34 740 communes habitées de France métropolitaine, puis comparé ce chiffre aux cafés qui emploient des salariés, recensés par l’Urssaf 3.
  3. Nous avons regardé quels villages ont gardé ou retrouvé leur café, en les comparant à des villages qui leur ressemblent : même département, même taille, même éloignement des villes, mêmes âges, revenus et tourisme.

Communes ayant gagné ou perdu tout café entre 2010 et 2026

En ont gagné un3 073

Ont perdu leur dernier café2 355

Plus de villages retrouvent un café qu’ils n’en perdent.

Villages de 200 à 3 500 habitants qui ont perdu leur café entre 2015 et 2026

Où la vie locale est la plus riche13,0 %

Où elle l’est le moins23,7 %

À profil comparable, l’écart reste de 4,7 points.

Villages de 200 à 3 500 habitants sans café en 2015 qui en ont un en 2026

Où la vie locale est la plus riche21,8 %

Où elle l’est le moins12,8 %

À profil comparable, l’écart reste de 5,3 points.

À garder en têteCe sont des liens statistiques, pas des preuves de cause à effet. Le répertoire Sirene garde aussi des cafés fermés mais jamais déclarés comme tels : les villages qui ont perdu leur café sont sans doute un peu plus nombreux que nous le comptons (ce que ces chiffres ne disent pas).

Et dans votre commune ? Demandez sa démo gratuite, remplie avec ses vrais événements, ceux du café compris.

Deux communes sur trois n’ont aucun café

Au 1er janvier 2026, 23 026 des 34 740 communes de France métropolitaine n’ont aucun établissement enregistré comme café ou bar, soit 66,3 % 1. 11,2 millions d’habitants y vivent. En mars 2025, un rapport de l’Assemblée nationale regrettait qu’il n’existe « aucun recensement précis des débits de boissons par commune » et estimait la part des communes sans café « à au moins deux tiers » 4 : c’est le cas.

Communes sans aucun café, selon leur taille

Moins de 20093,7 %
200 à 49983,8 %
500 à 99965,3 %
1 000 à 1 99941,9 %
2 000 à 3 49922,1 %
3 500 à 9 9997,9 %
10 000 et plus0,8 %
Au 1er janvier 2026, en % des communes de chaque taille (population de 2023). Établissements ouverts dont l’activité principale est un débit de boissons. Source : Insee, répertoire Sirene 1.

C’est une affaire de taille : 93,7 % des communes de moins de 200 habitants n’ont pas de café, 65,3 % de celles de 500 à 1 000, et presque aucune ville de plus de 10 000 habitants (0,8 %). Sous 3 500 habitants, 72,3 % des communes n’en ont aucun, et 28 655 en ont au plus un.

La géographie compte aussi. Parmi les communes de moins de 3 500 habitants, la Bretagne garde ses bistrots : 16,0 % seulement de celles du Morbihan sont sans café, contre 93,4 % dans la Meuse. Les communes bretonnes sont, il est vrai, bien plus peuplées.

Les dix départements où les communes de moins de 3 500 habitants sont le plus souvent sans café
DépartementCommunes de moins de 3 500 habitantsSans aucun caféPopulation médiane de ces communes
Meuse (55)48893,4 %144
Haute-Saône (70)52990,4 %195
Haute-Marne (52)42290,3 %127
Hautes-Pyrénées (65)46088,0 %151
Côte-d'Or (21)68087,8 %194
Aube (10)42087,6 %217
Gers (32)45187,4 %169
Meurthe-et-Moselle (54)54587,3 %270
Marne (51)59186,8 %234
Jura (39)48486,8 %234
Les dix départements où elles le sont le moins souvent
DépartementCommunes de moins de 3 500 habitantsSans aucun caféPopulation médiane de ces communes
Morbihan (56)19416,0 %1 398
Finistère (29)21122,3 %1 130
Côtes-d'Armor (22)30830,2 %810
Ille-et-Vilaine (35)25430,3 %1 097
Var (83)8731,0 %1 514
Loire-Atlantique (44)10932,1 %1 990
Bouches-du-Rhône (13)3438,2 %1 891
Vaucluse (84)11541,7 %813
Vendée (85)20544,4 %1 240
Maine-et-Loire (49)12646,8 %1 104

Le café n’est pas toujours seul à manquer : 16 052 communes n’ont ni café, ni bureau de tabac, ni restaurant (15 605 en 2010). Et dans 1 349 communes, le café est le dernier commerce : il n’y a plus ni épicerie, ni boulangerie, ni boucherie, ni restaurant 5.

Le café du village ne disparaît plus

La France comptait encore près de 200 000 débits de boissons en 1968 4. La chute est souvent racontée comme si elle durait encore. Ce n’est plus ce que montrent les données : depuis 2010, 3 073 communes ont gagné un café et 2 355 ont perdu leur dernier. Le nombre de communes qui ont au moins un café est passé de 10 996 à 11 714 1.

Communes ayant au moins un café, 2010-2026

Au moins un café (répertoire Sirene)Au moins un café employeur (Urssaf)

05 00010 00015 000
10 99611 7145 5546 510
201020132016201920222026
France métropolitaine. Répertoire Sirene : établissements ouverts au 1er janvier. Urssaf : cafés employant au moins un salarié au 31 décembre de l’année précédente. Sources : Insee, Urssaf 1 3.

Le creux date du début des années 2010 ; la remontée commence vers 2015. Les cafés qui emploient des salariés, que l’Urssaf recense et qui ne peuvent rester ouverts sur le papier sans l’être vraiment, disent la même chose : 2 565 communes en ont gagné un entre 2010 et 2025, 1 612 en ont perdu 3. Leur nombre est passé de 17 313 à 22 283, et leurs salariés de 49 416 à 85 982.

Communes ayant perdu ou gagné tout café entre 2010 et 2026, selon leur taille
Taille de la communeAvec un café en 2010En 2026Ont perdu leur dernier caféEn ont gagné un
Moins de 200 (8 795 communes)531553256278
200 à 499 (9 451 communes)1 4401 532633725
500 à 999 (6 585 communes)2 1842 284701801
1 000 à 1 999 (4 512 communes)2 4112 623479691
2 000 à 3 499 (2 248 communes)1 6241 751188315
3 500 à 9 999 (2 161 communes)1 8591 99193225
10 000 et plus (988 communes)947980538
Au 1er janvier. Population de 2023, découpage communal de 2026. Source : Insee, répertoire Sirene 1.

Le café reste fragile : 1 688 communes sans café en 2010 en ont vu ouvrir un, puis fermer, avant 2026. Depuis 2019, le solde est presque à l’équilibre (1 858 communes gagnées, 1 632 perdues).

Les villes en profitent davantage : le nombre de cafés a augmenté de 40 % dans les communes de plus de 10 000 habitants, de 16 % dans celles de moins de 3 500 (37 492 cafés en tout en 2010, 48 473 en 2026).

Qui rouvre ? Dans 65 % des communes de moins de 3 500 habitants qui ont gagné un café, il est tenu par une société ou une association, pas seulement par un entrepreneur individuel. Les cafés associatifs se multiplient : 1 029 en 2026 contre 722 en 2010, dans 850 communes. Le programme 1000 cafés du Groupe SOS, lancé en 2019, a fait ouvrir des cafés dans 130 communes rurales et en a maintenu 82 en activité, selon le même rapport parlementaire 4.

Là où la vie locale est riche, le café tient mieux

Nous avons mesuré la vie locale de chaque commune entre 2012 et 2016, comme dans notre étude Vie locale et commerces 6 : les associations créées 7, le budget des fêtes et les subventions de la mairie aux associations 8, rapportés au nombre d’habitants. Parmi les villages de 200 à 3 500 habitants qui avaient un café en 2015, ceux où la vie locale était la plus riche l’ont perdu dans 13,0 % des cas, contre 23,7 % là où elle l’était le moins.

Villages ayant perdu tout café entre 2015 et 2026, selon leur vie locale

Écart brutÀ profil comparable

10 %15 %20 %25 %30 %
13,0 %18,9 %
1er2e3e4e5e

moins vivantescinquième des villagesplus vivantes

Villages ayant perdu tout café entre 2015 et 2026, selon leur vie locale
CinquièmeÉcart brutÀ profil comparable
123,7 %23,7 %
223,7 %25,2 %
319,2 %21,9 %
418,1 %21,3 %
513,0 %18,9 %
Communes de 200 à 3 499 habitants qui avaient un café au 1er janvier 2015, en %. Vie locale 2012-2016 : associations créées, budget des fêtes et subventions aux associations, rapportés aux habitants. Sources : Insee, RNA, DGFiP 1 7 8.

Une partie de l’écart tient au profil de ces villages : plus proches des villes, plus jeunes, plus touristiques. À profil comparable, il reste 4,7 points (intervalle de confiance à 95 % : −8,0 à −1,5), soit environ un cinquième de pertes en moins.

Villages sans café en 2015 qui en ont un en 2026, selon leur vie locale

Écart brutÀ profil comparable

12,5 %15,0 %17,5 %20,0 %22,5 %
21,8 %18,1 %
1er2e3e4e5e

moins vivantescinquième des villagesplus vivantes

Villages sans café en 2015 qui en ont un en 2026, selon leur vie locale
CinquièmeÉcart brutÀ profil comparable
112,8 %12,8 %
214,4 %13,7 %
315,4 %14,3 %
415,7 %13,9 %
521,8 %18,1 %
Communes de 200 à 3 499 habitants sans café au 1er janvier 2015, en %. Mêmes mesures de la vie locale. Sources : Insee, RNA, DGFiP 1 7 8.

Dans l’autre sens, les villages sans café les plus vivants en ont plus souvent retrouvé un : 21,8 % contre 12,8 %, et encore 5,3 points de plus à profil comparable.

Ce sont surtout la mairie et la fête qui font la différence. Selon les subventions aux associations et le budget des fêtes, les écarts sont nets ; selon les seules créations d’associations, ils vont dans le même sens sans être assez marqués pour être certains (tous les écarts mesurés). Une commune qui soutient sa vie locale est peut-être aussi une commune qui rachète les murs ou la licence de son café : ce sont des liens, pas des causes.

Des résultats qui tiennent quand on change la comparaison

Nous avons refait les deux calculs en comparant chaque village à ses voisins de la même intercommunalité, puis en ne comptant que les cafés qui emploient des salariés (Urssaf), que le répertoire ne peut pas garder ouverts à tort.

Écart entre le cinquième des villages à la vie locale la plus et la moins riche, à profil comparable (points de %)
RésultatRéférence (même département)Voisins de la même intercommunalitéCafés employeurs (Urssaf, 2015-2025)
A perdu tout café−4,7−4,9−17,1
A gagné un café+5,3+4,3+4,0
Tous les écarts gardent le même sens. Avec les cafés employeurs, moins nombreux, l’écart sur la perte est plus grand (3 185 villages en avaient un en 2015). Sources : Insee, Urssaf 1 3.

Tous les écarts mesurés

Voici tous les écarts calculés pour les villages de 200 à 3 500 habitants, y compris ceux qui ne montrent rien. Les données agrégées sont téléchargeables en CSV.

Écart entre le cinquième des villages à la vie locale la plus et la moins riche (2012-2016), café entre 2015 et 2026
Ce qui est mesuréMoyenne (%)Écart brut (points)À profil comparable (points)Intervalle de confiance à 95 %
Ont perdu tout café, selon l’indice de vie locale (associations, fêtes et subventions réunies)19,5−10,7−4,7−8,0 à −1,5
Ont perdu tout café, selon les associations créées20,2−6,3−2,2−5,5 à +1,1
Ont perdu tout café, selon le budget des fêtes de la commune20,1−6,1−3,6−7,0 à −0,2
Ont perdu tout café, selon les subventions de la commune aux associations20,7−11,9−4,8−8,1 à −1,6
Ont gagné un café, selon l’indice de vie locale (associations, fêtes et subventions réunies)16,0+9,0+5,3+3,3 à +7,3
Ont gagné un café, selon les associations créées14,7+5,3+1,6−0,4 à +3,6
Ont gagné un café, selon le budget des fêtes de la commune15,5+1,5+3,2+1,4 à +5,1
Ont gagné un café, selon les subventions de la commune aux associations14,3+8,3+3,4+1,7 à +5,1
En gras : écart significatif au seuil de 5 %. « À profil comparable » : même département, même taille, même densité et même position par rapport aux villes, mêmes âges, diplômes, chômage, revenu, tourisme, vacance des logements et dynamique démographique 2012-2017.

Une loi en discussion pour les petites communes

Ouvrir un nouveau café avec une licence de quatrième catégorie, celle qui permet de servir toutes les boissons, est en principe interdit : il faut racheter une licence existante, autour de 12 000 euros en zone rurale selon la direction générale des entreprises 9. Le 22 octobre 2026, le Sénat a adopté une proposition de loi qui permettrait, dans les communes de moins de 3 500 habitants qui n’ont aucune licence IV ou une seule, d’en ouvrir une sur simple déclaration en mairie ; le texte doit encore passer en commission mixte paritaire 9 4.

Nos chiffres donnent un ordre de grandeur des communes concernées : 28 655 communes de moins de 3 500 habitants ont au plus un café. Ce n’est qu’un ordre de grandeur, car une licence IV peut appartenir à un restaurant, et un café ne l’a pas toujours.

Ce que ces chiffres ne disent pas

  • Ce sont des liens, pas des causes. Un village où les habitants s’organisent est peut-être aussi un village où d’autres choses vont bien, que les statistiques ne mesurent pas.
  • Le répertoire garde des cafés fermés. Une fermeture est parfois déclarée tard, ou jamais : au 1er janvier 2020, le répertoire comptait 46 346 cafés ouverts en métropole, quand les statistiques d’entreprises de l’Insee recensaient 34 880 débits de boissons en activité 4 (des entreprises, pas des établissements : la comparaison n’est qu’indicative). Les communes qui ont perdu leur café sont donc sans doute plus nombreuses que nous le comptons ; les cafés employeurs de l’Urssaf, qui n’ont pas ce défaut, vont pourtant dans le même sens.
  • Un café peut être déclaré autrement. Un café-restaurant de village est souvent enregistré comme restaurant, un bar-tabac comme bureau de tabac, un multiservice comme épicerie. C’est pourquoi nous donnons aussi les communes sans café, ni tabac, ni restaurant (16 052).
  • Un « café » peut ne pas en être un. La catégorie des débits de boissons comprend aussi les discothèques où l’on sert surtout à boire et les vendeurs de boissons itinérants 2, souvent des entrepreneurs individuels installés au village. Une partie des villages qui ont « gagné » un café le doit sans doute à eux.
  • Le répertoire ne dit pas si le café est ouvert toute l’année, ni combien d’heures par semaine : un café saisonnier compte comme un café.
  • Aucune donnée ne dit ce qui s’y passe : concerts, lotos, belote, marché du dimanche. C’est pourtant ce qui fait d’un café le lieu du village.

Méthode et sources

  • Champ : les 34 740 communes habitées de France métropolitaine, au découpage de 2026 ; les communes fusionnées depuis 2010 sont regroupées dans leur commune actuelle, les arrondissements de Paris, Lyon et Marseille dans leur ville. Population du recensement de 2023 10.
  • Cafés : les établissements ouverts au 1er janvier de chaque année dont l’activité principale est un débit de boissons (sous-classe 56.30Z de la NAF rév. 2 2 ; 55.4A et 55.4B avant 2008), d’après l’historique de chaque établissement du répertoire Sirene, et leur commune d’implantation 1. Aussi comptés à part : les bureaux de tabac (47.26Z) et les restaurants traditionnels (56.10A). Cafés associatifs : ceux d’une association déclarée (catégorie juridique 92). Cafés employeurs : établissements de l’activité 56.30Z employant au moins un salarié au 31 décembre, selon l’Urssaf 3. Autres commerces : présence d’une épicerie ou supérette, boulangerie, boucherie ou restaurant en 2025 5.
  • Vie locale 2012-2016 : associations créées pour 1 000 habitants de 2012 7 ; budget des fêtes (compte 6232) et subventions aux associations (comptes 6574) par habitant, moyenne 2014-2016 8 ; l’indice de vie locale réunit les trois, chaque commune étant classée parmi celles de sa taille. Ce sont les mesures de notre étude Vie locale et commerces.
  • Comparaison : les villages de 200 à 3 499 habitants (2017) sont répartis en cinq groupes égaux au sein de chaque tranche de taille. L’écart entre le groupe le plus et le moins vivant est estimé par régression linéaire, avec le département, la taille (et son carré), la grille de densité, la catégorie et la taille de l’aire d’attraction, les parts des moins de 15 ans et des 65 ans et plus, des diplômés du supérieur, le chômage, les résidences secondaires et les logements vacants en 2017, les lits touristiques, le niveau de vie médian et le solde migratoire 2012-2017. Erreurs-types regroupées par département. L’Alsace-Moselle, absente du répertoire des associations, est écartée des mesures qui en dépendent.
  • Données personnelles : nous ne gardons que des nombres par commune. Aucun établissement, aucun nom, aucune enseigne n’est conservé ni publié.
  • Code et données : les scripts sont publics dans le dépôt de Ville Pépite (tools/etude-cafes) ; les résultats agrégés sont téléchargeables en CSV et réutilisables librement, en citant « Ville Pépite, d’après l’Insee et l’Urssaf, novembre 2026 ».

Faire savoir ce qui se passe au café

Un café vit de ce qui s’y passe : le concert du vendredi, le loto de l’association, la belote, le marché du dimanche matin. Ces rendez-vous restent souvent sur une affiche à la porte ou une page Facebook que seuls les habitués suivent.

C’est ce que fait Ville Pépite : réunir sur un seul site, aux couleurs de votre commune, tout ce qui s’y passe.

  • Tous les rendez-vous au même endroit : ceux de la mairie, des associations, des commerçants et des cafés, repris des sources publiques et proposés par les organisateurs eux-mêmes ;
  • un site à votre image, sur votreville.villepepite.fr, pensé pour le téléphone, en français et en anglais ;
  • visible sur Google et dans les assistants d’intelligence artificielle : chaque événement a sa propre page ;
  • la modération comprise : nous vérifions les propositions pour vous, sans surcoût.

À partir de 500 € HT par an pour une commune de moins de 2 000 habitants (tous nos tarifs). Votre démo, remplie avec les vrais événements de votre commune, est prête en quelques heures : demandez-la ci-dessous.

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Questions fréquentes

Combien de communes n’ont plus de café en France ?

23 026 communes de France métropolitaine sur 34 740, soit 66,3 %, n’avaient aucun établissement enregistré comme café ou bar au 1er janvier 2026, d’après le répertoire Sirene de l’Insee. Sous 3 500 habitants, c’est 72,3 % des communes.

Combien y a-t-il de cafés en France ?

Le répertoire Sirene comptait 48 473 établissements ouverts dont l’activité est un débit de boissons en France métropolitaine au 1er janvier 2026, dont une partie ne sont plus en activité sans l’avoir déclaré. L’Urssaf recensait 22 283 cafés employant au moins un salarié fin 2025. Il y en avait près de 200 000 en 1968.

Les cafés disparaissent-ils des villages ?

Plus autant. Depuis 2010, 2 810 communes de moins de 3 500 habitants ont gagné un café et 2 257 ont perdu leur dernier. Le café reste fragile : 1 688 communes en ont vu ouvrir un puis fermer entre 2010 et 2026.

Combien de villages ont perdu leur dernier café ?

2 355 communes avaient au moins un café en 2010 et n’en ont plus aucun en 2026, dont 2 257 de moins de 3 500 habitants. C’est un minimum, car le répertoire garde des cafés fermés jamais déclarés comme tels.

Quels départements ont le moins de cafés ?

Parmi les communes de moins de 3 500 habitants, 93,4 % de celles de la Meuse n’ont aucun café, puis 90,4 % en Haute-Saône. À l’inverse, la Bretagne garde ses bistrots : 16,0 % seulement dans le Morbihan.

Peut-on ouvrir un café dans un village sans licence IV ?

La création d’une nouvelle licence de quatrième catégorie est en principe interdite : il faut en racheter une ou la faire transférer. Une proposition de loi adoptée par le Sénat le 22 octobre 2026 permettrait d’en ouvrir une sur simple déclaration en mairie dans les communes de moins de 3 500 habitants qui en ont une au plus ; elle doit encore passer en commission mixte paritaire.

La vie associative aide-t-elle à garder un café ?

Les deux vont de pair. Les villages où la vie locale est la plus riche (associations, fêtes, subventions de la mairie) ont perdu leur café dans 13,0 % des cas entre 2015 et 2026, contre 23,7 % pour les moins vivants ; à profil comparable, l’écart reste de 4,7 points. C’est un lien, pas une preuve de cause à effet.

Peut-on réutiliser ces chiffres ?

Oui, librement, en citant « Ville Pépite, d’après l’Insee et l’Urssaf, novembre 2026 ». Les résultats agrégés sont en CSV, les graphiques en PNG sur la page de nos études.

Sources

  1. Base Sirene des entreprises et de leurs établissements : fichiers StockEtablissement, StockEtablissementHistorique et StockUniteLegale, Insee, data.gouv.fr, fichiers du 1er octobre 2026. data.gouv.fr/datasets/base-sirene-des-entreprises-et-de-leurs-etablissements-siren-siret
  2. Nomenclature d’activités française (NAF rév. 2), sous-classe 56.30Z : débits de boissons, Insee, consulté le 1er novembre 2026. insee.fr/fr/metadonnees/nafr2/sousClasse/56.30Z
  3. Établissements et effectifs salariés du secteur privé par commune et par activité (APE), 2006-2025, Urssaf, open.urssaf.fr, consulté le 20 octobre 2026. open.urssaf.fr/explore/dataset/etablissements-et-effectifs-salaries-au-niveau-commune-x-ape-last
  4. Rapport n° 1026 sur la proposition de loi visant à simplifier l’ouverture des débits de boisson en zone rurale (Guillaume Kasbarian, rapporteur), Assemblée nationale, commission des affaires sociales, 5 mars 2025. assemblee-nationale.fr/dyn/17/rapports/cion-soc/l17b1026_rapport-fond.pdf
  5. Évolution du nombre d’équipements et de services en 2015, 2020 et 2025 (Base permanente des équipements), Insee, consulté le 20 octobre 2026. insee.fr/fr/statistiques/8217532
  6. Vie locale et commerces : dans les bourgs les plus associatifs, deux fois moins d’épiceries ont fermé (étude), Ville Pépite, d’après l’Insee, la DGFiP et le ministère de l’Intérieur, 20 octobre 2026. villepepite.fr/etudes/vie-locale-des-communes
  7. Répertoire national des associations (fichiers Waldec), Ministère de l’Intérieur, data.gouv.fr, fichiers du 1er octobre 2026. data.gouv.fr/datasets/repertoire-national-des-associations
  8. Balances comptables des communes, 2010 à 2025 (comptes 6232, 6574 et suivants), DGFiP, data.economie.gouv.fr, consulté le 20 octobre 2026. data.economie.gouv.fr/explore/?q=balances-comptables-des-communes
  9. Les sénateurs valident la possibilité de créer de nouvelles licences IV dans les petites communes, Maire-info, quotidien de l’AMF, 23 octobre 2026. maire-info.com/les-senateurs-valident-la-possibilite-de-creer-de-nouvelles-licences-iv-dans-les-petites-communes-article2-31212
  10. Dossier complet, toutes les communes : recensements 2012, 2017 et 2023, naissances et décès, Filosofi 2023, créations d’entreprises, hébergements, Insee, édition de septembre 2026. insee.fr/fr/statistiques/5359146